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  • anaellepetot

WhatsApp sous le feu des critiques

Le 15 janvier dernier, WhatsApp a publié un communiqué de presse annonçant le report des mises à jour des conditions d’utilisations de la plateforme, qui avaient suscité inquiétude et méfiance.


WhatsApp, application appartenant au géant Facebook, est utilisée par 1 français sur 3. Sa modification des conditions d’utilisations, prévue le 8 février prochain, a finalement été repoussée au 15 mai 2021, afin d’apaiser les frayeurs des utilisateurs. Certains ont même boycotté WhatsApp au profit d’autres applications de messageries.

Cette nouvelle politique de gestion des données personnelles pose problème car elle envisage d’autoriser un plus grand partage d’informations, comme le contenu des messages, avec Facebook. Avant cela, certaines données de WhatsApp étaient déjà partagées à l'entreprise de Mark Zuckerberg, comme le pseudonyme, le numéro de téléphone, l’adresse IP et « des données relatives aux appareils de ses utilisateurs ».

Mais en Europe, nous sommes protégés par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Il pourrait empêcher l’application de partager davantage de données personnelles à sa maison-mère, Facebook. Une nouvelle qui, néanmoins, ne rassure pas les utilisateurs français.



Pourquoi ça inquiète ?


Facebook a malheureusement un passé douteux et une image erronée concernant la sécurité des données personnelles de ses utilisateurs, notamment depuis le scandale de Cambridge Analytica. Cette célèbre affaire concernait une entreprise d’analyses de données et de conseils en communication, où les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs Facebook ont été volées et utilisées à leur insu. Exploitées dans le cadre des élections présidentielles américaines de 2016, l’équipe de campagne présidentielle Trump aurait d’ailleurs utilisé ces données pour influencer sur la victoire de Donald Trump.

Mais cette société, accusée de diffusion volontaire de fausses informations, d’espionnage d’adversaires politiques et de corruption pour manipuler l’opinion publique, aurait également vendu ses services pour la campagne du Brexit et pour des élections législatives en Inde, en 2009 et 2014.

Lors de la révélation du scandale, Facebook avait chuté de 7% à la Bourse de New York.

La confiance envers le géant Facebook s’est depuis effondrée. Cependant, si l’on remarque de fortes inquiétudes envers la mise à jour des conditions d’utilisations des données de WhatsApp, l’utilisation des applications Instagram ou Messenger reste toujours très importante, malgré leur appartenance au réseau social de Mark Zuckerberg.

De nombreux utilisateurs quittent Whatsapp pour Signal © SOPIX/SIPA


Ce boycott est finalement une opportunité pour les applications concurrentes de messageries comme Signal, qui a récupéré un bon nombre d’utilisateurs ces derniers jours, ou encore Télégram. Jugées plus fiable que WhatsApp, même le milliardaire Elon Musk a encouragé, sur Twitter, ses abonnés à utiliser Signal.

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