ICJ23791418 Un retour à la compétition pour Renaud Lavillenie et des records chez les féminines
  • Ewen Gavet

Un retour à la compétition pour Renaud Lavillenie et des records chez les féminines


1er saut facile à 5,80m pour Mondo Duplantis, Sam Kendricks et Renaud Lavillenie (de gauche à droite). © Ewen Gavet

Sous les tribunes pleines de la maison des sports de Clermont, les féminines se sont illustrées ce dimanche 23 février au All Star Perche 2020. Renaud Lavillenie, ovationné par le public, est revenu en forme et Armand « Mondo » Duplantis a tenté, sans réussite, de battre à nouveau son record à 6,19 m.


Les féminines n’ont pas chômé. La Cubaine Yarisley Silva et la Slovène Tina Sutej ont toutes deux effacé leur précédent record en passant la barre à 4,74 mètres. Après avoir tenté celle placée à 4,80 mètres, que toutes deux n’ont pas su franchir, la souriante Y. Silva a déclaré sa joie à la speakerine d’un jour, Clémentine Sarlat : « Très contente, merci, ça s’est super bien déroulé ». À ce moment-là, il restait 3 hommes et 3 femmes à respectivement 5,94m et 4,80m. Comme à son habitude, Sandi Morris a franchi la barre à 4,80m facilement avant de rater ses 3 tentatives à 4,93m. L’Américaine, que les spectateurs découvriront chanteuse également, racontera en rigolant qu’il lui aura manqué d’« être comme Mondo ».


Chez les hommes, les jeunes Français Alioune Sene et Mathieu Collet, sous les yeux de son père ex-perchiste champion du monde en 1889 et coach, n’ont pas battu leur record. Éliminé, le Grenoblois a été félicité par Valentin Lavillenie avec qui il s’entraine avec son frère Thibaut Collet. Les étrangers, du Belge Ben Broeders à Armand Duplantis en passant par le recordman de Grande-Bretagne, Harry Coppell (5,80m) ont également trouvé trop haut pour eux. Acclamé par la foule, levée et retenant son souffle au moment du saut, « Mondo » Duplantis n’a pas réussi à laisser stable la barre lors de ses 3 tentatives à 6,19m à Clermont pour finir le concours. Après sa deuxième barre, son père et coach, Greg Duplantis et Renaud Lavillenie, son mentor, l’avaient conseillé : « il essaye d’aller trop vite et ne va pas assez loin. » analysait R. Lavillenie.


Le plus déçu de sa performance est Valentin Lavillenie. Le cadet des Lavillenie, dépité, avoue « s’être précipité et {avoir} voulu trop bien faire ». Pourtant, sa saison commençait bien avec une barre élevée à 5,73m passée mi-janvier. Contrairement à son frère qui n’avait pas fait aussi bien que 5,94m depuis Berlin 2018, Valentin Lavillenie a fait beaucoup moins bien que ce dont il est capable. Mais le fait qu’il n’y ait pas les championnats du monde en salle prévus à Nankin, en Chine, mi-mars, lui donne l’impression que « la saison en salle ne sert à rien ».


La dernière compétition avant Tokyo pour les Lavillenie


Renaud Lavillenie avait presque prévu le podium ce vendredi 21 février en zone mixte : « Mondo {Duplantis} sera premier. Et Sam {Kendricks} sera sans doute deuxième. Et moi troisième. » Finalement, dimanche vers 17h, Sam Kendricks passait sans faute la barre à 5,87 mètres. Confiant, il faisait l’impasse sur celle à 5,94m pour « prendre {sa} chance » 3 fois de suite à une hauteur de 6,01 m. Il ne la passera pas. Renaud Lavillenie non plus. La confiance était pourtant revenue après avoir passé dès la première tentative la barre à 5,94m.


Après cette « finale mondiale de l’hiver » face à Sam Kendricks et Armand Duplantis, sa préparation est presque terminée. Le meilleur français de la discipline fera les championnats de France la semaine prochaine avant de récupérer. Aujourd’hui, 4 mois après sa dernière compétition, il est content de sa performance et pense être compétitif : « Je me suis élevé à un niveau plus haut que je pensais être capable ». En mai, lui et son frère partiront en stage aux États-Unis pour finir de se préparer, physiquement notamment, pour les Jeux Olympiques.


Ewen Gavet

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