ICJ23791418 TRIBUTES & COVER BANDS : QUE VIVE LE ROCK !
  • Canaux Clément

TRIBUTES & COVER BANDS : QUE VIVE LE ROCK !

Soigneusement rangé et catalogué, remisé dans un grenier poussiéreux ou présenté en vrac sur une brocante, le Vinyle a porté le succès des groupes de Rock. De cet âge d'Or d'une musique le plus souvent anglo-saxonne, il est des noms évocateurs qui forment à jamais le patrimoine culturel collectif et s'érigent en références absolues du Rock : De Queen aux Beatles, et des Rolling Stones à Pink Floyd, pour certains d'entre eux, il est possible grâce au Tributes ou autres Cover Bands, de revivre les concerts live dans des shows aboutis. Pour le plus grand plaisir des fans et des amateurs de son.


Certes le rap ou l'électro ont pris une place prédominante dans la playlist de la jeunesse, et les supports de diffusion depuis le bon vieux Vinyle 33 Tours ont évolué. On a souvent cru d'ailleurs que l'avènement du Cédérom musical il y a 25 ans allait engendrer un enterrement de première classe pour ceux que l'on qualifie désormais de Papys du Rock, quand ils sont encore de ce monde.

Le Rock n'est pas mort !

Mais comme l'a formulé le chroniqueur émérite Philippe Manoeuvre, « le Rock n'est pas mort, il est simplement endormi ». Dans une interview donnée à 20minutes, l'ex-rédacteur en chef de Rock & Folk confiait aussi qu'un jour, « David Bowie m’a dit que le rock n’était plus le fer de lance de la jeunesse. C’était en 1987… ». Effectivement, et malgré cela, l'enterrement (attendu pour certains et craint pour d'autres) n'a finalement pas eu lieu.

Les jeunes oreilles perméables à la musique Pop ou Rock sont davantage tournées vers des groupes comme les Artic Monkeys, Muse ou autre Coldplay. Les Irlandais de U2 demeurent un catalyseur qui permet aux différentes générations de naviguer sur les courants et les époques de la Pop, entre le streaming (devenu support majeur) et les albums d'antan au son inégalable, aux pochettes parfois élevées au rang de pièces d'art.

Les années 60 – 70 – 80 (avant l'arrivée des synthétiseurs) nous ont laissé des témoignages artistiques que les curieux peuvent parfois remettre au jour comme le feraient des archéologues. Lucy (in the Sky with Diamonds) des Beatles n'a t'il pas laissé ce prénom à l'histoire de l'humanité (Fossile australopithèque découvert en Ethiopie en 1974) ?

A l'époque du Rock, on lisait Rock & Folk ou Best, on regardait Les Enfants du Rock (parfois en cachette) sur la chaîne publique dans la nuit. A l'instar du retour inattendu du Vinyle 33 tours et des platines, un phénomène émerge, une forme de nostalgie mais pas seulement. Une transmission culturelle s'opère via le spectacle vivant, preuve que le Rock continue à creuser son sillon, au moins dans les esprits ouverts. Bonifiés par le temps, les groupes de Rock légendaires sont incarnés avec renouveau sur scène.


Crise du disque, quotas francophones sur les Radios

A peine quinze années après l'arrivée du disque compact, l'industrie de la musique connaissait dans le virage des années 2000 une crise sans précédent. Le piratage rendu possible via l'avènement du secteur numérique, a mis à mal le marché du disque dans les pays développés et les ventes se sont taries. En 2008, le journal La Tribune affirmait qu’« en cinq ans, le chiffre d'affaires de l'édition phonographique en France a perdu la moitié de sa valeur». Des labels ont dû fermer, les droits d'auteur ont baissé, la création a été freinée. Même le magazine Best fermera boutique dans cette période. Dur pour la musique, dur pour le Rock !

Rappelons qu'en 1996, entre en vigueur la loi Toubon, qui impose aux radios privées des quotas de chansons francophones à l'antenne, c’est-à-dire chantées en français ou dans une langue régionale. Evidemment, c'est un coup rude porté au Rock anglo-saxon, mais une chance captée par le Rap français qui pourra alors prospérer sur les ondes.

En plus des contextes économiques généraux, ces deux agressions ont participé de la moins bonne diffusion de la musique Rock et Pop. Reste que les fans eux n'ont pas disparu, qu'ils sont le filet de sécurité pour assurer le minimum vital à la création et à la rémunération des auteurs et interprètes.

Il s'est opéré alors un changement notoire. Les tournées qui étaient avant cela des circuits de promotion pour vendre les disques, sont devenues les instruments les plus rémunérateurs pour les producteurs et les groupes de Rock. On a vu alors la multiplication des méga concerts, des tournées des stades, et même des grands festivals. On a aussi constaté la flambée des prix des places pour les prestations des majeurs du Rock. Les concerts sont désormais des outils de rentabilité, mais demeurent également du plaisir à l'état brut pour les amateurs qui ont vu la qualité des productions scéniques s'élever.

Et depuis quelques années, on voit aussi le succès des Tributes et autres Cover Bands se confirmer et réunir des publics souvent multigénérationnels dans des concerts de grande qualité. Ces shows recherchent la justesse et visent à offrir à un public fin connaisseur ou ouvert à une expérience spatio-temporelle sonore la quintessence du Rock : le son live des guitares, basses et batteries avec les possibilités techniques extraordinaires d'aujourd'hui. Un pur régal pour les fans, le tout à des prix abordables.


Brit Floyd dans les pas de Pink

Les formations de reprises rencontrent pour certaines de francs succès, d'autres soulèvent espoirs et intérêt. Parmi quelques valeurs sûres du Rock, on peut par exemple citer Freddy Mercury et son groupe QUEEN. Bohemian Rhapsody, We 're the champions, The Show must go on... c'est cela Queen. Vous pouvez choisir de voir des documents en streaming, mais aussi opter pour un son live grâce à la troupe COVERQUEEN (le 5 novembre au Palais des Congrès de Paris), évidemment quand les salles et les théâtres seront à nouveaux accessibles. Ils ont réuni plus de 300000 spectateurs en 2019, et se sont adjoint la collaboration d'une Soprano, Claire Lairy.

Help, Drive my car, Yellow submarine... le groupe de Liverpool ne tourne plus à travers le monde depuis longtemps, et le meurtre de John Lennon en décembre 1980 n'a rien arrangé. Si vous voulez chanter, plonger dans les années 60 sur des airs très Pop, les spectacles des RABEATS est pour vous. Cet hommage musical très rétrospectif aux célèbres BEATLES (« plus populaires que Jésus » selon Lennon) est une valeur sûre, coupes de cheveux dans le vent comprises. Après 20 ans d'existence, 1000 concerts à leur actif, la bande française reprend la route en 2020 pour célébrer cet anniversaire. Signe que les Covers de qualité ont le vent en poupe, leur jauge provisoire est à 1 million de spectateurs à travers le monde. Let it be !

Plus français ou plus confidentiel pour le moment, il en faut pour toutes les oreilles, il existe aussi des hommages Lives au très prolifique Jean Jacques Goldman (certes moins Rock) ou à la regrettée Amy WINEHOUSE (plus Soul music, jazz). Le premier se voit mis en scène par la troupe GOLDMEN, « six types et une fille qui jouent un faiseur de tubes ». Eux aussi sont en voie de reprendre une série de galas perturbée par la pandémie de coronavirus. Et pas besoin forcément de se déplacer dans les plus grandes agglomérations pour les découvrir, les villes moyennes sont très bien servies. Pas de chance non plus pour le groupe FOREVER AMY, initié par Dale Davis (bassiste et directeur musical d'Amy WINEHOUSE), qui a dû interrompre le show rétrospectif célébrant l'étoile filante de la musique. Certains des musiciens de la chanteuse britannique sont ainsi sur scène, en son honneur. Émouvant.

BRIT FLOYD au Rockhal (Luxembourg) en 2019

S'il faut finir, ce sera par un mastodonte du Rock progressif, un groupe qui a su innover, créer, surprendre, tant par sa musique génialement construite que par ces visuels scéniques qui ont conféré à ses shows une dimension multisensorielle incroyablement moderne, malgré les décennies. The Wall, wish you were here, On the Turning away... PINK FLOYD, qui avait connu une première renaissance en 1987 sous l'impulsion de David Gilmour après le départ par lettre recommandée du bassiste et auteur Roger Waters, continue à vivre à travers des Tributes après la retraite récente de David Gilmour. On peut en citer plusieurs, du français BEST OF FLOYD (qui connaît son petit succès) à l'australien THE AUSTRALIAN PINK FLOYD SHOW. Si vous voulez atteindre la perfection de l'expérience PINK FLOYD sur scène aujourd'hui, ce serait un pêché capital de ne pas aller voir le groupe dirigé musicalement par Damian DARLINGTON, qui enchaîne les tournées à travers les continents depuis 2011. Un spectacle de BRIT FLOYD (britannique), c'est une plongée de deux heures et demie dans l'univers unique et multidimensionnel de PINK FLOYD. Le répertoire est riche, les musiciens excellents (une dizaine de personnes sur scène) et le saut dans le temps du Rock est simplement époustouflant. Pour info, BRIT FLOYD sera en concert au Rockhal de Esche sur Alzette (Luxembourg) le 29 Octobre 2020. A bon entendeur !

Aucune musique ne meurt vraiment, il en va ainsi du Rock, porté avec brio par des Tributes constitués de musiciens passionnés et confirmés, qui reçoivent l'adhésion d'un public connaisseur de plus en plus nombreux. Le réveil a sonné !

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