ICJ23791418 Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les phobies !
  • Arthur DEP

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les phobies !

Que ce soit l’arachnophobie (peur des araignées), la coulrophobie (peur des clowns) ou encore, un peu plus tiré par les cheveux cette fois, l’alopophobie (peur des chauves), on a tous, ou avons tous déjà eu une phobie. Puisque c’est un sujet qui concerne tout le monde, si on en parlait ?

© Radio Canada International & iStock

Les phobies, ces peurs excessives, irraisonnées, voire irrationnelles, déclenchées par des circonstances sans dangers sont multiples et difficilement quantifiables.

En effet, certaines d'entre elles apparaissent à la seule histoire singulière d'un individu, parfois suite à un traumatisme personnel tout à fait particulier qui pourra créer une phobie totalement atypique.

Par exemple : Imaginons le cas futur d’un homme qui dans son enfance, aurait regardé par inadvertance le film La Fille du Train de Tate Taylor, et qu’il soit choqué par la scène où Rachel tue son ex-mari Tom d’un coup de tire-bouchon multifonction dans la gorge. Après avoir vu cela, il pourrait alors développer une appertophobie sévère, qui l’empêcherait, durant toute sa vie, de s’approcher d’un quelconque ouvre-boite.


Bon, il est vrai que cet exemple est un peu exagéré, mais outre les plaisanteries que l’on peut faire sur certaines peurs, les phobies sont des troubles anxieux à prendre réellement au sérieux.


Au-delà d’une simple crainte, la phobie est une véritable angoisse qui s'empare des personnes qui y sont confrontées. Le phobique est tout à fait conscient que sa peur est irrationnelle et excessive, mais il ne peut cependant résister au besoin d’éviter, par tous les moyens, la situation ou l’objet de sa phobie. Lorsque celle-ci atteint un stade obligeant l’individu à restreindre ses activités et que sa qualité de vie est impactée, la phobie est considérée comme grave et nécessite une prise en charge par des psychothérapeutes.


« Le syndrome psychopathologique le plus répandu »


Selon Paul Denis, psychanalyste et membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris, la phobie « est sans doute le symptôme psychopathologique le plus répandu. »


Il est vrai que l’on connait tous dans notre entourage quelqu’un de claustrophobe (peur d’être enfermé) ou d’ophidiophobe (peur des serpents), cependant, la plupart de ces personnes sont victimes de phobies dites « simples ».


Il existe deux catégories de phobies : les phobies simples, qui sont des peurs anormales et excessives d’un objet ou d’une situation (certains animaux, les éléments naturels, le vide, le sang, certains objets comme les aiguilles, ou encore certaines actions comme prendre l’avion, etc.).

Puis, plus modernes, les phobies complexes, dans lesquelles figurent principalement l'agoraphobie (peur des lieux publics) et la phobie sociale (peur de l’autre, du regard qu’il vous porte, d’être exclu du groupe).


© Le Figaro.fr Santé

Apparitions de ces phobies


On suppose que les peurs sont nécessaires à l’espèce humaine, elles en ont favorisé sa survie. Les phobies simples ont une origine très ancienne. L’évolution semble ici en jeu, ces peurs du noir, de l’eau, ou encore de l’orage que l’on a naturellement enfant sont probablement du même ordre que celles ressenties par les premiers hommes qui dormaient dans les grottes et devaient endurer, sans protection, les intempéries.


Pour ce qui est de l’apparition, certaines phobies se développent plus facilement pendant l'enfance entre 4 et 8 ans. La plupart du temps, elles font suite à un événement vécu par l’enfant comme désagréable et stressant. On sait également que certains troubles anxieux peuvent avoir été intériorisés au travers des propres peurs excessives des parents de l’individu.


Selon les psychanalystes basés sur les théories de Freud, il existe aussi toute une symbolique cachée derrière les symptômes phobiques. Les conflits inconscients, des problèmes de sexualité refoulés, ou un traumatisme expliqueraient les troubles à l’origine des phobies.

Des solutions contre les phobies


Les phobies simples, comme le nom l’indique, sont plus simples à gérer que les phobies complexes. Pour cette majorité de phobiques, il suffit généralement de mettre en place une technique dite « d’évitement » avec leurs peurs, en évitant tout objets ou situations pouvant déclencher leurs angoisses.


Cette technique est évidemment impossible avec les phobies complexes, qui concernent des situations de la vie quotidienne. Plus virulentes et plus récentes, elles ont généralement une origine traumatique comme par exemple : un accident de voiture entraînant une amaxophobie (peur de conduire).

Pour les agoraphobes et tous ceux souffrant de phobies sociales (avec la prise en compte dorénavant de la phobie scolaire), la prise en charge par des professionnels, l'immersion graduelle et accompagnée dans les lieux redoutés sont recommandées.


Maintenant que les phobies n’ont plus aucun secret pour vous, nous espérons que cet article ne vous aura pas rendu mal à l’aise... Si c’est le cas, vous êtes sûrement phobophobe (peur d’avoir une phobie) dans ce cas-là, nous vous prions de nous excuser pour le dérangement occasionné.


Arthur DEP

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