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  • Aubin Luquet

The Witcher : un show à fort potentiel

"Toss a coin to your witcher", si vous aussi cette petite musique tourne en boucle dans votre tête c’est que vous avez été contaminé par le virus The Witcher. La série Netflix a rencontré un succès viral depuis sa sortie en décembre dernier, symbole d’une future saga.


Geralt de Riv. © Netflix France

Geralt de Riv, sorceleur, est un chasseur de monstre génétiquement modifié durant sa jeunesse pour devenir une véritable machine de guerre. Mais au-delà de combattre les monstres, Geralt lutte pour trouver sa place dans un monde qui le rejette.

Telle est l'histoire de la série que certains présentent comme le nouveau Game of Thrones. Sans entrer dans de telles considérations, on peut bel et bien constater que cette première saison pose les bases de ce qui pourrait devenir une saga. L’adaptation de l’œuvre littéraire du polonais Andrzej Sapkowski par Netflix présente un certain potentiel.

The Witcher c’est avant tout un univers particulier avec ses propres codes. Un monde inhospitalier, sombre et violent, une ambiance très bien retranscrite par Lauren Schmidt Hissrich tout au long de cette première saison. Une luminosité sombre enveloppe l’action avec des scènes pleines d’effroi à l’image du combat contre la strige lors de l’épisode « Des banquets, des bâtards et des obsèques ». Un univers peuplé d’une forme d’humour froid à l’image du personnage de Geralt mais dont l’aspect cruel et inhumain finit vite par reprendre le dessus, avec par exemple des massacres perpétrés sans merci par les Nilfgardiens. Cette dualité donne un attrait certain à cet univers, dans lequel cette saison parvient parfaitement à faire entrer le spectateur.


Des personnages forts 


Un des éléments moteurs d’une bonne série est le travail effectué sur la psychologie de ses personnages. Impossible de ne pas constater la profondeur de celle-ci. Notamment dans la souffrance de Geralt face au rejet dont lui et les siens sont victimes, ou encore sa peur de voir disparaître les sorceleurs. Henry Cavill incarne à merveille le flegme caractéristique du sorceleur avec lequel il camoufle ses douleurs. Le personnage de Yennefer et sa souffrance face à l’impossibilité d’avoir un enfant ou sa perpétuelle recherche d’amour et surtout de reconnaissance est aussi passionnante. Tant de thèmes qu’il sera intriguant de voir développés au cours des saisons à venir. Mais un autre personnage possède un potentiel important, il s’agit de Ciri. Même si l’intrigue autour de ce personnage est lente et reste la moins haletante, la dernière scène suffit à mettre en exergue la relation entre Ciri et Geralt qui sera des plus intriguante à voir évoluer.

Malgré des défauts de lenteurs au début de la saison et la confusion apportée aux yeux de certains par la "multi-timeline", la recette de cette première saison fonctionne. Des combats haletants bien que peu réalistes, la thématique très intéressante de la destinée et bien d’autres qui font de cette saison un bon début pour la série. Un dernier épisode en apothéose plein de forces et d’émotions et une scène finale pleine de puissance. Cette série n’est pas encore du niveau du géant Game of Thrones mais a le potentiel de devenir une des grandes séries de la prochaine décennie. À suivre dans la saison 2, annoncée pour 2021.

Aubin LUQUET

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