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  • Sara Jardinier

Surf 2024 : L’opportunité de marquer l’histoire.

Mis à jour : oct. 6



C’est officiel, le surf a été retenu le 25 avril par le CIO pour donner lieu à une compétition olympique pour Paris 2024. Grande première pour le surf aux JO de Tokyo, puisqu’en 2020, une épreuve aura lieu avec d’autres pratiques comme le skateboard, le break-dance et l’escalade. En attendant, pour Paris, le comité d’organisation s’affaire à choisir le spot idéal. 5 candidatures sont tombées le 15 juillet. 5 spots absolument incroyables et emblématiques du surf français : Biarritz, La Torche, Le département des Landes (Hossegor, Cap Breton et Seignosse), Lacanau, et la Polynésie française.




Les Jeux Olympiques de Paris s’annoncent comme étant ceux de la jeunesse. Un vent de modernité et un désir de respecter les problématiques mondiales sont le mot d’ordre du comité de direction. D’abord, ces nouveaux sports sont un air jeune qui permettent de sortir des sentiers battus. Puis, pour la pratique du surf, Paris 2024 se place sous le signe de la parité en organisant des épreuves de shortboard masculines et féminines, 24 athlètes pour chacune des catégories. C’est aussi le respect de l’environnement qui est de mise : pas de vague artificielle, aux vues des nombreux territoires exceptionnels que propose la France. Mais lequel choisir quand on a en face de soi de telles vagues ?


Tahiti : Des ambitions pour l’incroyable mur de crânes.


La candidature de la Polynésie est très controversée. Le Comité d’organisation parisien (COJO) veut « casser les codes ». Pour les amateurs de glisse, Tahiti est une destination idéale, quoi de mieux que le berceau à la fois du sport mais aussi de l’esprit surf. Ce retour aux sources est un argument de taille autant pour les supporters que les sportifs. Or, des arguments négatifs s’opposent à la monstrueuse gauche de Teahupoo. Le comité international olympique (CIO) lui-même, préfère une épreuve proche des jeux pour rester dans l’ambiance olympique. Ce refroidissement de la part du patron du CIO : Thomas Bach, remet en question la décision.


La Torche : un spot original dans une Bretagne qui se démarque.


La Bretagne, c’est l’outsider des candidatures. Pour le grand public, le surf est emblématique de nos 4 autres territoires. Mais le spot de la Torche dans le Finistère, c’est une plage gigantesque orientée plein ouest qui garantit une fréquence de vagues optimale. Il offre des vagues puissantes, idéales pour une compétition olympique. Le spot est très fréquenté, pourtant il reste peu connu pour la plupart des gens. De plus, depuis quelques années, le surf breton se montre très prometteur.



Vagues du spot de La Torche, Finistère. Crédit Photo : Le Télégramme.

Les 3 autres : habitués des compétitions internationales.

Les Landes, Lacanau, Biarritz lieux de surf par excellence : ces spots emblématiques accueillent touristes et grands athlètes. Des compétitions internationales sont organisées chaque année : on pense bien sûr aux Quicksilver Pro et Roxy Pro France qui ont eu lieu à Hossegor ce mois-ci. Le sud-ouest de la France est un habitué des championnats du monde de surf. Tout est là : le budget, le soutien de la WSL (World Surf League), des vagues d’exception, de quoi recevoir un public et bien sûr une tradition sportive. Or, où trouvons-nous la fameuse volonté de « casser les codes » ?


Alors quelle vague pour 2024 ? Même si certaines commencent à se démarquer, rien n'est encore joué, la réponse tombera fin 2020. Ce qui est sur, c’est que nos futurs surfeurs olympiques bénéficieront des meilleures conditions possibles pour rendre honneur à leur sport spectaculaire.

Sara Jardinier

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