ICJ23791418 Stations de ski : sur le front du réchauffement climatique
  • Antonin Albert

Stations de ski : sur le front du réchauffement climatique

Le réchauffement climatique est au cœur des problématiques actuelles. Il concerne tout le monde et se fait ressentir à bien des égards. En cette période d’hiver, les stations de ski de moyennes montagnes sont durement touchées par ce phénomène.


Station des Orres l © OT Les Orres / Berthier

Le manque de neige en devient une habitude, les stations de moyennes montagnes, qui se trouvent à 1 000 mètres d’altitude ou légèrement plus, sont un peu plus chaque année dépourvue de neige naturelles sur leurs pistes de ski. Les prévisions pour les années futures ne sont pas forcément réjouissantes, l'enneigement hivernal moyen pourrait baisser de 10 à 40% d'ici à 2050, et de 50 à 90% d'ici à 2100. Les stations doivent donc mettre en œuvre des moyens pour pallier ce problème. Des « stations fantôme » apparaissent même en Italie. Leur cause est la crise économique, mais tout particulièrement le réchauffement climatique.



Des solutions envisagées


La solution le plus utilisé par les stations de ski de moyennes montagnes est l’utilisation des canons à neige, installé le long des pistes. Ils produisent de la neige artificielle (dite de culture) à partir d’eau projetée. Cela permet donc de mélanger neige naturelle et neige artificielle, pour garantir l’ouverture d’une piste. Mais le principal inconvénient de ces installations est leur grand besoin en eau.

Canon à neige l © juannaveira

La Cour des Comptes estime que 30 millions de mètres cubes d’eau sont utilisés chaque année pour fabriquer de la neige de culture en France. Cela représente donc un tiers de la neige des pistes de ski. La neige de culture est donc une obligation pour certaines stations. L’impact environnemental est pointé du doigt puisque des lacs de retenu d’eau sont en effet nécessaire pour pouvoir fournir cette quantité. L’eau est bien souvent tirée des rivières, cela a donc des conséquences sur l’équilibre hydraulique de la montagne.


Depuis 2006, un « label flocon » a été mis en place par l’association Mountain Riders pour garantir qu’une station s’inscrit bien dans une démarche durable pour l’environnement. 21 critères définissent les actions que les stations doivent valider pour prétendre au label. Elles ne sont pour le moment que 6 stations à avoir eu le privilège de détenir ce label.


Aujourd’hui, toute ces stations sont face à un dilemme : faut-il investir à trente ans, c’est-à-dire la durée d'amortissement d'une remontée mécanique, ou investir dès aujourd'hui dans de nouvelles activités (randonnée, vélo, tyroliennes...), qui générerons moins de recettes que le forfait de ski, mais susceptibles de se maintenir dans l’avenir ?



Antonin Albert


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