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  • Eloïse Gerenton

Précarité sanitaire : Un enjeu sociétal et environnemental

Mis à jour : oct. 14




4,2 milliards, c’est le nombre de personnes qui vivent sans toilettes dans le monde. Presque impensable pour les sociétés occidentales, ce problème est bel et bien présent. De nombreux territoires, comme le Brésil, la Chine, ou encore l’Inde sont confrontés chaque jour à la précarité sanitaire. Un problème qui touche non seulement les sociétés humaines mais aussi l’environnement.

En Inde, la précarité sanitaire est un véritable fléau qui ne cesse de favoriser la culture du viol. Presque la moitié de la population Indienne se retrouve contrainte d'effectuer ses besoins dehors, en raison du manque de sanitaires dans le pays.

Les plus affectées par ce problème, sont les femmes, et notamment les jeunes filles. C’est le cas de Rekha, une jeune Indienne qui fait part de ce malaise au sein de la communauté féminine. Elle témoigne de l’impuissance des femmes face à ce problème, et la honte qu’elles ressentent au moment d’aller faire leurs besoins. Leur gêne est accompagnée par une angoisse quotidienne : le viol. Il faut partir du principe qu’une femme est violée toutes les 22 minutes en Inde. Par conséquent, la privation de sanitaire accroît davantage le risque pour les femmes de subir des agressions sexuelles.

En 2014, l’État avait prévu un plan sanitaire de 20 milliards de dollars, pour mettre un terme à la défécation en plein air. Certes, moins de femmes font leurs besoins dehors, mais malheureusement, d’autres font toujours face au manque de sanitaires, et sont exposées aux risques de viols.


L'Inde n'est pas le seul pays émergent touché. La précarité sanitaire frappe aussi aux portes de la Chine et du Brésil.

Quand on parle de la Chine, on pense souvent à l’innovation, la modernisation, la richesse… Cependant, ce n’est pas le cas pour l’ensemble du pays. Les zones rurales ne profitent pas forcément du développement, contrairement à certaines villes chinoises comme Shanghai ou encore Pékin.

Ces inégalités à l'intérieur du territoire, se traduisent par un manque de matériel performant dans les espaces ruraux. En effet, la plupart des habitants de la ruralité chinoise n’ont accès qu’à des toilettes sèches. Or, ce système est particulièrement polluant, puisque les excréments sont déversés dans la rivière. Afin de minimiser ce problème sociétal, et environnemental, l’état chinois a fait construire des toilettes dans certaines écoles rurales. Cependant, la majorité des territoires ruraux subissent toujours la précarité sanitaire.

Le Brésil n’a aucun problème en termes d’équipements sanitaires. En revanche, c’est l’utilisation qui en est faite qui pose problème.

En effet, le pays traite seulement 46 % des eaux usées. Tandis que le reste, est écoulé dans les ruisseaux, les rivières pour atteindre l’océan. L’Amazone est l’une des victimes de ce mauvais traitement. A cause de l’assainissement inapproprié, le Brésil fait partie de ces pays qui causent la mort de 432 000 personnes. Par conséquent, le Brésil à sa part de culpabilité à avoir.


Vers un avenir optimiste


On ne peut pas nier l’investissement de l’Etat dans le domaine sanitaire ni celui des populations. En Inde, les femmes font leur possible pour lutter contre la précarité sanitaire. Dans le village de Udaipura, un groupe de femme a construit ses propres toilettes. Conséquences ? Le village ne souffre plus du manque de sanitaires. De plus, les femmes, se soucient moins du viol.

La Chine elle aussi s’efforce de progresser dans ce domaine avec l'installation de ces “toilettes arc-en-ciel” dans les campagnes.


Eloïse Gerenton

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