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  • Célie Dugand

Paris retrouve des couleurs grâce à Mika

Dimanche 28 février, la première œuvre de la galerie d’art à ciel ouvert mise en place par Mika a été affichée aux Champs-Elysées. Cette initiative a pour but de redonner des couleurs à la capitale qui a perdu de sa gaieté à cause de la crise sanitaire.

Une œuvre affichée sur une colonne Morris à Paris, dans le cadre de l’initiative du chanteur Mika. ©Joséphine Brueder

Connu pour sa célèbre chanson Elle me dit, Mika est actuellement au cœur d’un projet qui ne concerne pas la musique. En ces temps de crise sanitaire, la capitale a perdu de son charme et les espaces d’affichage dépourvus de posters rendent les rues moroses. Le chanteur britannico-libanais a alors eu l’idée de redécorer Paris en organisant la plus grande galerie d’art à ciel ouvert éphémère du monde. Son initiative s’appelle « Mika redonne des couleurs à Paris ». La première œuvre a été exposée dimanche 28 février aux Champs-Elysées pour l'inauguration. Les autres ont été affichées mercredi 3 mars. Elles recouvriront les mâts-drapeaux, les colonnes Morris et les espaces d’affichage de la ville de Paris pour une durée de 15 jours.



Des couleurs vives pour rappeler le temps d’avant


Pour concrétiser son projet, Mika s’est associé à la Ville de Paris, à JC Decaux et au musée des Arts décoratifs. Il a ensuite fait appel, avec l’aide de sa sœur Paloma Penniman, à 9 jeunes artistes : Aurélia Durand, Laurindo Feliciano, Ugo Gattoni, Annick Kamgang, Marie Mohanna, Lamia Ziadé, Alexandre Benjamin Navet, Lamarche-Ovize et Rosa Maria Unda Souki, à qui il a donné carte blanche. Malgré cette liberté, leurs œuvres ont plusieurs points communs : elles sont inspirées de la Belle Epoque de la fin du XIXème siècle et sont très colorées. Elles entretiennent également toutes un lien avec Paris et évoquent le monde d’avant la pandémie, comme celle de Marie Mohanna sur laquelle on voit des rues en fête. Cependant, elles racontent des histoires radicalement différentes. Celle de Lamia Ziadé par exemple, retranscrit ses origines avec la représentation d’objets personnels et de livres qu’elle a ramenés du Liban et d’Egypte. Mais l’artiste fait également référence à Paris et à l’accueil chaleureux que cette ville lui a réservé en dessinant Montmartre.

L’affiche que Mika a réalisée avec sa sœur, Yasmine Penniman © Ville de Paris

Mika a, lui aussi, décidé d’exposer l’une de ses œuvres. Il l’a réalisée avec sa sœur Yasmine Penniman, qui dessine les visuels de ses albums. Leur affiche s’intitule « For the Rite of Spring », en référence au ballet russe « The Rite of Spring » composé par Igor Stravinksy, que le chanteur britannico-libanais aime particulièrement. Mika voulait rappeler l’arrivée du printemps pour remonter le moral des Parisiens. Le slogan « Stay High » inscrit en haut de cette affiche est également un message d’espoir en cette période si particulière.



Les artistes sont toujours là


Cette idée de galerie éphémère à ciel ouvert est venue au chanteur alors qu’il se promenait dans les rues de Paris. Il a vu des panneaux de publicité pour des films qui ne sont finalement pas sortis et des expositions qui n’ont jamais vu le jour. Il a alors décidé de saisir l’opportunité de ces espaces inutilisés pour afficher des œuvres colorées. En l'espace de 4 semaines, son projet a été concrétisé et il a eu accès à plus de 2000 panneaux publicitaires. Si l’objectif premier était de redonner de la gaieté à la capitale et à ses habitants, ce n’était en réalité pas le seul but de cette initiative. Mika voulait également montrer que la culture était toujours présente, et que ce n’est pas parce que les musées et les théâtres sont fermés que les artistes ne sont plus là.



Célie Dugand

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