ICJ23791418 Noël, un rêve industriel
  • Thomas PINAROLI

Noël, un rêve industriel


Le Père Noël fait travailler les industries. © Dreamstime

Noël, au-delà de sa dimension religieuse, est devenu depuis bien longtemps une fête, un rêve même, attendu de tous chaque année. Les enfants se languissent d'ouvrir leurs cadeaux au pied du sapin, les adultes désirent passer un bon moment en famille autour de la table. Mais cette période de l'année est aussi devenue la proie préférée de l'industrie...


À commencer par ce qui incarne le plus Noël, le sapin. Il ne faut pas croire que les résineux qui décorent nos salons ont poussé dans la forêt voisine ! La majorité d’entre eux sont cultivés dans des organisations agricoles, basées dans quelques pays européens, le Danemark notamment. Le pays scandinave produit dix millions d’arbres par an, alors que les Danois n’en consomment qu’un petit million. Et le premier vendeur de sapins au monde n’est pas danois, mais suédois : il s’agit d’Ikea. L’entreprise d’aménagement d’intérieur fait même de ses arbres de Noël le produit d’appel durant les fêtes. L’autre option ? Se laisser tenter par un sapin artificiel. Souvent produits en Chine, ces arbres en plastique, certes ni écologiques ni esthétiques, ont l’avantage de ne pas perdre leurs aiguilles.

Une fois le sapin choisi, place à sa décoration. Quoi de plus traditionnel que les boules de Noël ? En Moselle, le Centre International de l’Art Verrier de Meisenthal s’est lancé, depuis 1999, dans la fabrication de boules en verre. À chaque année son design et sa couleur : le modèle « Arti », en forme d’artichaut, a été retenu en 2018. Cette production se veut comme un hommage au passé verrier de la région. Un défi technique constant tant l’opération de soufflage du verre est ardue : les souffleurs doivent faire preuve de minutie et de patience. Une innovation bienvenue pour changer du plastique !


La concentration est de mise pour réussir la forme voulue. © usinenouvelle.com

Le sport en tête d’affiche


Comme dans tous les secteurs, Noël est l’occasion de booster les ventes pour les franchises sportives, qui lancent un nombre incalculable de produits dérivés. Du plus classique avec le pull de Noël aux couleurs du club, au plus improbable réveil en forme de ballon, en passant par l’utile calendrier photos de l’année à venir… En ligne, dans les boutiques officielles ou les travées des stades, tous les moyens sont bons. La façon pour le supporter inconditionnel de digérer les quelques jours de trêve hivernale qui s’annoncent très longs !


Pour les sports qui s’accordent une petite pause ! Car certains championnats ne laissent pas l’opportunité à leurs joueurs de déguster la dinde et d’ouvrir leurs paquets. La Premier League en tête : le football anglais se distingue des autres championnats européens par son « boxing day » historique. Une tradition certes, mais aussi une formidable vitrine. Les stades anglais affichent un taux de remplissage entre 95% et 100% entre le 26 décembre et le 3 janvier, un peu plus que sur le reste de l’année, où on tourne autour de 90%. Mais la différence se fait sur les droits TV : son activité unique en Europe sur cette période offre au championnat un argument supplémentaire pour être le plus cher du monde : il est valorisé à plus de trois milliards d’euros par an !


Les tribunes des stades sont bien garnies pour le "Boxing Day" en Angleterre. © ligalaga.id

Au-delà du sport, de nombreux autres domaines « surfent sur le père Noël » : les sports d’hiver par exemple, ou l’industrie du foie gras, un mets toujours apprécié dans les assiettes au midi du 25 décembre…


Thomas Pinaroli

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