ICJ23791418 Les exoplanètes : nouvel "el dorado"de l'humanité ?
  • clementgaz222

Les exoplanètes : nouvel "el dorado"de l'humanité ?


Nasa/JPL-Caltech/R. Hurt (SSC-Caltech)

Parcourir et conquérir l'univers sont des idées qui, depuis toujours, attisent la curiosité humaine. À travers ces fantasmes, de nombreuses questions se posent : pourra-t-on un jour réellement voyager entre les étoiles et les galaxies ? Sommes nous seuls dans l'univers ? D'autres planètes sont-elles habitables ? La dernière interrogation est actuellement mise en valeur par diverses découvertes majeures.

La seconde partie du XXe siècle fut marquée par des avancées technologiques étonnantes et essentielles dans le milieu spatial. Outre les premiers pas de Neil Armstrong sur la lune en 1969, étoiles, systèmes stellaires et galaxies sont des entités que nous commençons à pouvoir mieux observer et comprendre. Satellites et télescopes sont nos meilleurs outils dans ce domaine. Parmi les multiples manifestations intergalactiques qui parsèment notre univers, telles que les comètes ou autres astéroïdes, une seule parait accueillante pour l'humanité : l’exoplanète. En clair, ce terme désigne toutes planètes orbitant autour d'une autre étoile que notre soleil commun. L'espoir de trouver une nouvelle terre habitable n'a donc jamais été aussi vif et crédible aux yeux des scientifiques et astronautes étudiant le cosmos.

Les exoplanètes comme nouvelle "Terre" ?

Les théories autour de ces exoplanètes n'ont cessé d'être émises depuis le XVIIe siècle mais leur existence n'a été prouvée qu'en 1995. Grâce au travail des astrophysiciens Michel Mayor et Didier Queloz de l'observatoire de Quebec, 51 Pegasi-B est la toute première exoplanète reconnue par l'humanité. Cette planète de type gazeuse se classe dans la catégorie nommée "Jupiter chaud". Elle orbite autour de l’étoile 51 Pegasi. Malgré son importance, cette découverte ne nous mène pas encore vers un nouvel "el dorado" pour l'humanité, car les conditions de vie qu'elle offre la rend inhospitalière pour l'Homme. Proche de son étoile, elle effectue un tour complet de celle-ci en seulement quatre jours et la température ambiante avoisine les 1000 degrés Celsius.

Il faudra attendre 2009 pour enfin repérer une planète plus accueillante nommée Kepler-186-F. Elle peut en effet être qualifiée de "soeur jumelle" de la Terre en raison de ses caractéristiques. La distance qui sépare cette planète de son étoile est propice à la vie, tout comme sa masse estimée. Néanmoins, il reste encore à savoir si oui ou non cette planète comporte de l'eau à l’état liquide, un facteur primordial pour lui procurer un développement similaire à celui de la Terre.

Le nombre d'autres planètes extra-solaires qui ont ensuite été découvertes a augmenté de façon exponentielle durant ces dix dernières années. Aujourd'hui, on dénombre près de 4000 exoplanètes dans l'univers, dont 72 potentiellement habitables. Des chiffres inconcevables il y a quelques décennies, ce qui nous laisse entrevoir de nouveaux horizons étourdissants.

Un espoir encore trop mince


Un obstacle de taille se dresse devant l'optimisme des scientifiques : l’éloignement de ces planètes. À titre d'exemple, Kepler-186-F se situe à près de 500 années lumières, soit un trajet de plusieurs millions d'années pour la rejoindre avec les technologies actuelles. Une distance qui semble donc contrarier les espérances de tous et qui s'ajoute aux doutes régnants autour des conditions offertes par ces lieux. Certes, nombreuses d'entre elles possèdent des critères favorables pour accueillir la vie, que ce soit dans leur position par rapport à leur étoile ou leur composition atmosphérique. Cependant les astrophysiciens sont loin de pouvoir affirmer que ces planètes sont réellement habitables. Ces difficultés incitent donc la désagréable idée que même si les « petits hommes verts » existaient, nous ne pourrions jamais entrer en contact avec eux et que si une « nouvelle Terre » nous attendait quelque part, nous ne pourrions jamais poser le pied dessus. Selon Michel Mayor, la réponse à ces questions se situe dans l'analyse atmosphérique des planètes. L'oxygène, occupant plus de 20% de la composition globale de notre air, est un élément révélateur de la présence d'être vivant ou non sur une planète. Un facteur essentiel à la vie qui a jusqu'à lors été observé uniquement sur notre globe terrestre.


Une piste qu'il ne faut tout de même pas perdre de vue


Les découvertes dans ce domaine ont aussi permis à l'humanité de mieux connaître les différentes conditions de formation d'une planète et donc de percer un nouveau mystère de notre univers. Les connaissances amenées par les recherches concernant les exoplanètes ne doivent pas être négligées. Chaque année, des centaines d'exoplanètes et de nouvelles notions sur ces dernières, sont révélées aux yeux de tous par les scientifiques comme récemment K2-18B, "une super-Terre", d'une masse environ 8 fois supérieure à la notre. Sa particularité réside dans la présence de vapeur d'eau en abondance dans son atmosphère, trouvaille étonnante et exaltante pour les chercheurs de vie extra-terrestre.

D'autres suppositions parlent d'une exoplanète mystérieuse qui ne se situerait qu'à 6 années lumières de notre monde. En orbite autour de l'étoile Barnard, naine rouge de notre voie lactée, la planète est présumée glacée en surface et s'avère être fascinante pour la science.


"Info ou intox" ? Le mystère des exoplanètes est donc encore loin d'être élucidé. Malgré les nombreuses avancées humaines dans cette direction, la question de leur habitabilité reste en suspens et diverses théories à ce sujet continuent d'apparaître. L'optimisme scientifique encourage quoi qu'il en coûte à continuer ces recherches extra solaires. Une incertitude qui rend le sujet d'autant plus attrayant.  


Clément Gazarian

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