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Les conséquences à long terme des incendies en Australie

Mis à jour : oct. 8

Impitoyables et inarrêtables, les feux ne cessent de ravager le territoire australien depuis le mois de septembre 2019. À la vue des différents impacts sur l'environnement, les habitants, la faune et la flore, les inquiétudes sont grandissantes et les répercussions à long terme sont à surveiller avec attention.


Les feux de forêt en Australie © Saeed Khan / AFP

Pour un territoire aussi riche en biodiversité que celui de l’Australie, cette catastrophe écologique s’avère être dramatique. À l’heure des premiers constats, le journal britannique The Guardian estime que près de six millions d'hectares de végétation ont été brûlés. Des centaines de brasiers ont eu lieu partout dans le pays, dévastant forêts et habitations sans merci. Des forêts décimées donc mais aussi d’autres effets inquiétants et inattendues comme la coloration âcre des glaciers néo-zélandais remarquée récemment. Causé par la dispersion des fumées toxiques dans l’air, ce phénomène est craint par les scientifiques car cela pourrait accélérer la fonte des glaces déjà bien avancée. Andrew Mackintosh, professeur à l'université Monash, estime une augmentation de près de 20 à 30 % de perte cette saison. En corrélation avec le réchauffement climatique, toutes ces perturbations ne présagent rien de bon.


La population mise en danger


Exposés à des rejets de gaz à effet de serre mais aussi à des particules fines, les habitants australiens, et particulièrement ceux de l’État de Nouvelle-Galle du Sud, ne sont pas à l’abri de subir des désagréments importants. Outre un bilan humain déjà alarmant, une trentaine de mort comptée à ce jour, irritations respiratoires, asthme et autres sont de la partie. Sur le long terme, ces particules nocives pourraient même augmenter les risques de cancer ou d’accident cardio-vasculaire pour les personnes atteintes. La hausse de la fréquentation des hôpitaux est également alarmante : elle a quasiment doublé durant le mois de décembre dernier. Des conséquences inquiétantes qui se doivent donc d’être surveillées et prises en charge par le ministère de la santé australien.


Déjà plus de 1 milliard d’animaux morts et des espèces menacées


"Il est tout à fait possible que certaines espèces soient perdues à jamais" : David Phalen, professeur du département vétérinaire de l’université de Sydney, n’a pas ménagé ses propos durant son entretien avec Le Monde. Ses prévisions sont loin d’être optimistes mais découlent de réelles statistiques menaçantes pour la survie de nombreuses espèces. Les chiffres annoncés sont sans appels, plus de 1 milliards d’animaux auraient été tués durant les incendies ravageurs de leur territoire. Déjà en voie de disparition, certaines espèces emblématiques comme le koala sont atteintes. Selon les estimations, 30 % de son territoire a été détruit en Nouvelle-Galle du Sud et potentiellement le même nombre d’animaux. Bien que près de 20 000 spécimens aient survécu, les koalas sont en grand danger car ce nombre les rend incapables de fonder rapidement une nouvelle population durable pour l’avenir. L'ensemble des autres marsupiaux (kangourou, woombat, etc...) ont aussi connu des pertes importantes et une diminution aussi rapide de leur espace vital est une menace réelle pour la survie de ces espèces.


Entre réchauffement climatique, fonte de glacier, santé humaine et menace de la biodiversité, ces incendies causent bien du tort à l'Australie et son écosystème. Dans l'attente de solution, c'est tout un continent qui subit impuissamment cette catastrophe.


Clément Gazarian

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