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  • marine.bordi

L’Europe défend les Ouïghours : la Chine riposte !

Mis à jour : mars 29

Ce lundi 22 mars, les ministres des Affaires Etrangères de l'Union Européenne ont sanctionné le Chine pour violation des droits de l'homme. Le jour même, 10 parlementaires et universitaires européens sont condamnés par Pékin, et interdits de séjour en Chine.


Manifestation en soutien au peuple Ouïghour, Genève, le 6 novembre 2018 ©Reuters/Denis Balibouse

Les mesures d’interdiction de visa et de gel d’avoirs (bloquer tous les comptes et capitaux de la personne) ont été retenues contre 4 hauts responsables chinois ainsi que le Bureau de la sécurité publique du corps de production et de construction de la région du Xinjiang.


Chen Mingguo, directeur du Bureau de la sécurité publique est accusé “d'atteintes aux droits de l’homme” ainsi que de “détentions arbitraires et traitements dégradants infligés aux Ouïghours et aux membres d’autres minorités ethniques musulmanes, ainsi que d’atteintes systématiques à leur liberté religieuse”.


Raphaël Glucksmann, député européen et militant pour la cause Ouïghour, déclarait en 2020 : “ la Chine refuse l’affirmation d’une identité différente [...] les détenus doivent renoncer à leur langue : l’Ouïghour, leur religion : l’Islam, leur identité, et jurer allégence au Parti Communiste chinois”.


L’Europe sanctionne aussi Zhu Hailun, l’ancien responsable de la province du Xinjiang, Wang Mingshan et Wang Junzheng, deux hauts responsables.


Ces condamnations interviennent alors que la Chine est, depuis des mois, accusée de détenir de force des milliers de musulmans Ouïghours dans la région du Xinjiang. Là-bas, ils subiraient violences : trafic d’organes, viols, mort et seraient forcés au travail, notamment dans les champs de coton.



La Chine riposte


Ce même lundi, le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué : “Cette décision, qui ne repose sur rien d'autre que des mensonges et de la désinformation, ignore et déforme les faits".


Le pays a répliqué et a condamné 4 entités et 10 personnalités européennes. Parmi elles, le député européen français Raphaël Glucksmann. Il lui est désormais interdit de séjourner en Chine et de prendre tout contact avec une entreprise ou un officiel chinois. L'homme qui appelle depuis plus d’un an à défendre les Ouïghours maintient son action : “Ces sanctions venant d’une tyrannie comme celle exercée par le Parti communiste chinois sont ma légion d’honneur [...] elles n'impressionnent personne. Alors le combat continu, ensemble, plus que jamais”.


La Chine, critiquée à plusieurs reprises concernant la détention de cette minorité musulmane, nie tout depuis le début, et affirme que les camps de détention sont des camps réservés à la formation professionnelle et non à l’exploitation d’hommes et de femmes.


Marine Bordiniok


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