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  • Arsène Gay

Jeunesses de France : un projet pour les autres

Mis à jour : oct. 6

Faire notre part : voilà le maître mot choisi par les rédacteurs lors de la création de « Jeunesses de France » qui, comme ils le disent très bien eux-mêmes, se sont associés afin de « promouvoir la présence des jeunes dans le débat public ». (Cet article contient des citations, il s’agit des réponses à nos questions par Louise Verne, membre de Jeunesse de France et responsable des réseaux sociaux.)



Une association jeune et dynamique

Le 5 juin 2019, voilà une date qui peut sembler anecdotique pour la plupart d’entre vous, et cela probablement parce qu’elle l’est belle et bien, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. En effet, elle ne l’est pas pour les 13 membres qui constituent l’association connue sous le nom de « Jeunesses de France » (JDF). Car c’est ce jour-là que va paraitre leur tout premier article intitulé « La reconstruction de Notre-Dame de Paris : entre modernisme et tradition » officialisant enfin le lancement de l’autoproclamé « think tank ». Car oui, JDF est bien un think-tank. Cela se caractérise dans un premier temps par le fait que l’association est entièrement indépendante et par conséquent libre de choisir, après consultation auprès des autres membres, le sujet qu’elle désire. Et dans un second temps, cela se distingue car il n’y a pas de restrictions imposées, JDF est un projet à but non-lucratif qui a été créé dans l’unique but « d’agir pour les autres ».


La création de JDF résulte tout d’abord d’une idée qui a germé dans la tête du président de JDF : Louis Sastre. Etudiant en classe préparatoire ECE, passionné de politique, il a constaté que les jeunes n’étaient pas assez présents et représentés dans les débats à enjeux et a donc décider de se lancer dans ce projet. Il a tout d’abord consulté Louise Verne (rédactrice et gérante des réseaux sociaux de JDF) avec qui il a pu étayer son idée, ce qui leur a ensuite permis d’aller interroger leurs amis afin de monter une équipe motivée et prête à lancer ce projet. L’état d’esprit qui émanait de la rédaction de JDF avant son lancement était un sentiment d’excitation, un plongeon dans l’inconnu qui les stimulait. C’est cette envie de créer un projet qui fonctionne, cette passion d’écrire des articles et enfin cette conviction commune que ce qu’ils font est utile qui a permis cette émulation.


Un projet unique en son genre

Pour continuer, JDF possède plusieurs spécificités qui rendent cette association différente des autres. Tout d’abord, il est marquant de voir que dans son propre nom se trouve une particularité bien distincte, en effet le mot « jeunesse » est au pluriel. Cela s’explique par la volonté des membres de rassembler les jeunes autour d’un « projet commun ». Ils sont conscients des différences de chacun et ont pour but que tous se reconnaissent dans leur travail, pour que tout le monde soit impliqué et puisse s’exprimer. C’est la diversité et la singularité de chaque personne qui les intéresse et qui est représentée par cette jeunesse variée, symbolisée par cette utilisation du pluriel.


Cependant, le défi qui se présente à JDF est donc de ne pas provoquer de désintérêt chez les autres générations. En effet, cette volonté presque implacable de vouloir intégrer les jeunes au débat public peut potentiellement engendrer un déséquilibre chez un lectorat plus âgé qui ne sentira pas concerné par le projet porté par JDF. Mais cela n’est pas ignoré par les rédacteurs de JDF, ils ont conscience de cet aspect mais veulent aussi montrer que l’intégration des jeunes dans le débat public se fait aussi par l’acceptation de ces catégories plus âgées. Le but de l’association est donc une symbiose entre un projet d’intégration des plus jeunes et un projet d’acceptation des plus âgés car selon eux « On a besoin de l’ensemble de la société pour parvenir à des résultats solides, personne ne doit être laissé sur le côté ».


Mais JDF se distingue aussi par ce qu’ils appellent « une démarche à logique triple ». En effet cette démarche est caractérisée tout d’abord par « une logique d’analyse », nécessaire et ambitieuse, puis par « une logique de proposition de grilles de lecture comme d’avis réfléchis » et enfin par « une logique d’engagement ». C’est cette dernière sur laquelle nous allons nous pencher. En effet, de prime abord, on pourrait croire que cet engagement est politique, mais il n’en est rien. JDF se veut impartial et revendique une objectivité totale, tant dans le choix de ses articles que dans la manière de les traiter. Cet engagement est plutôt un engagement auprès des lecteurs, celui de revendiquer une orientation vers « le bien commun et la justice sociale ». Vulgariser la politique et les enjeux de notre société afin de permettre à tous de comprendre et de prendre la parole, voilà l’engagement pris par JDF.


Un projet au fort potentiel

Aujourd’hui, c’est déjà 21 articles qui sont disponibles sur le site, abordant tous des thématiques bien différentes, ils peuvent se targuer d’être diversifiés sur le fond mais aussi sur la forme, certains sont des brèves, des notes de synthèses afin d’aller à l’essentiel pour informer efficacement le lecteur. Mais d’autres sont aussi des sujets plus longs, avec une analyse plus poussée, se rapprochant plus du dossier complet que de l’article banal, ce qui permet au lecteur d’accorder plus de crédit au travail fourni par les rédacteurs de Jeunesses de France. Il est possible de retrouver JDF sur Instagram ou Facebook, c’est en les suivant que vous pourrez être informés des nouveaux articles disponibles, des sujets traités, des rubriques existantes ou encore des portraits de chacun des 13 membres de la rédaction.

Quoi qu’il en soit, Jeunesses de France est un projet à l’image de ce qu’il veut représenter : jeune et tourné vers l’avenir.


Arsène Gay

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