ICJ23791418 Grégory Bengaber, le jeune soldat de la JAVCM
  • Clémence Gabory

Grégory Bengaber, le jeune soldat de la JAVCM


Crédit Photo : Instagram @greg_bengaber

Le jeune guadeloupéen, âgé de seulement 22 ans, nous raconte son parcours atypique, riche en rencontres et en expériences.


Quel a été votre parcours ?


J’ai commencé il y a 15 ans environ au club de Ban-é-lot, un club familial de Guadeloupe. Bien que j’ai pratiqué d’autres sports (judo, taekwondo, karaté, athlétisme et beaucoup de natation), je me suis consacré au basket car j’ai toujours baigné dans ce milieu de par la pratique familiale. De plus, j’ai voulu suivre les pas de mon frère, qui était mon idole. J’ai par la suite intégré le pôle espoir, toujours en Guadeloupe. Puis j’ai participé à des détections et je suis rentré avec un an d’avance à l’INSEP (Institut National du Sport de l'expertise et de la Performance) de Paris, où j’ai passé quatre ans. J’ai pratiqué au club du Mans durant deux ans, et enfin, je suis venu à Vichy.

Ce parcours m’a apporté de l’expérience, différentes manières de travailler et j’en apprends encore aujourd’hui.



Quelle est votre plus grande fierté ?


Avoir gagné la médaille de bronze aux championnats d’Europe U20 en 2017.



Quel est votre rituel d’avant match ?


J’écoute de la musique, je vais sur le terrain une heure avant le match, j’écoute le discours du coach, je fais mes gammes, je shoote, pour me "mettre dans le truc », toujours avec la musique. Après le dernier discours, une petite prière et je suis prêt.



Avez-vous fait des rencontres qui ont marqué votre parcours ?


Oui, il y en a eu beaucoup. Mickaël Gelabale en est une en particulier, car à mes yeux, son parcours en équipe de France et en NBA est remarquable. De plus, lorsque nous étions au Mans tous les deux, il m’a pris sous son aile et m’a beaucoup aidé et conseillé.



Comment réussissez-vous à concilier votre vie personnelle et votre vie sportive ?

On est habitués, ce n’est pas trop dur. Il faut simplement réussir à faire la part des choses.

Ainsi, lorsque je rentre en Guadeloupe, je me coupe complètement du basket pendant une semaine pour profiter de ma famille que je ne vois pas souvent.



Avez-vous connu une blessure ?


Oui, j’ai eu un arrachement de la TTA (NDLR : lié à la maladie d’Osgood-Schlatter, problème au genou à cause de la croissance) et une luxation de la rotule au genou gauche.

Au début on prend un coup au moral, mais avec beaucoup de travail, on se remet sur pieds. J’ai aussi eu beaucoup de soutien de la part de mes proches, de ma famille, mais aussi de très bons amis que je considère actuellement comme des frères.



Sur le plan personnel, qu’est-ce que le basket vous a apporté ?


Comme je suis très timide, mon poste de jeu m’aide à affirmer ma personnalité, me pousse à aller vers les autres, parler, me faire entendre, me faire respecter... Ce sport m’a aussi inculqué de nombreuses valeurs, l’esprit de solidarité notamment.



Quelle personnalité sportive vous inspire ?


Dwyane Wade, qui est mon joueur préféré. Je l’admire beaucoup pour sa manière de travailler, la carrière qu’il a menée et tout ce qu’il a accompli. C’est quelqu’un qui m’épate.



Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner à des jeunes qui souhaitent entrer dans le monde professionnel ?


Travailler, travailler dur. Il y aura des moments difficiles, mais toujours garder confiance en soi et en ses capacités. Travailler, c’est le plus important.


Clémence Gabory

Coline Cornuot

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