ICJ23791418 Florian Vachon, un bilan mitigé et un regard tourné vers de nouveaux objectifs
  • Ewen Gavet

Florian Vachon, un bilan mitigé et un regard tourné vers de nouveaux objectifs


Florian Vachon défie les étudiants Vichyssois sur un simulateur de course. Crédit Photo : Matthias Haag.

Le coureur cycliste professionnel Florian Vachon, originaire de Montluçon est venu à la rencontre des étudiants Vichyssois le mardi 4 septembre. En pause chez lui après son sixième Tour de France dans l’équipe Arkéa-Samsic, sa saison se termine en octobre.

Comment analysez-vous le Tour de France de votre équipe, Arkéa-Samsic ? Un peu mitigé. On venait pour une victoire d’étape très honnêtement et malheureusement on ne l’a pas eu même si je penses qu’il y avait la place. Par contre, c'est vrai que Warren Barguil est troisième ou quatrième d’une étape et que le top 10 au classement général, qui n’était pas prévu (de Warren Barguil, N.D.L.R.), a vraiment été quelque chose donc on va dire que ça compense.


Vous serez forcément qualifié pour l’année prochaine. Oui, il y a de bonnes chances. C’est sûr, ça fait marquer des points. Il fait 10 cette année, on se renforce avec Quintana. Après, on ne sait pas ce que les autres équipes vont faire.


Que pensez-vous de vos nouveaux coéquipiers ? Je pense notamment à Nairo Quintana qui est arrivé cet été. C’est dans la continuité de ce qui se passe depuis 3, 4 ans, l’équipe grandit. L’équipe a des ambitions pro tour (première division) pour 2020 et 2021. Surtout le Tour de France, c’est l’ambition. Mais aussi d’accéder au pro tour, de faire le tour du monde. C’est l’ambition qu’a l’équipe donc pour cela il faut un beau recrutement.


Chez les sprinteurs, comptez-vous prendre quelqu’un d’autre, en plus d’André Greipel, qui a 34 ans et n’a pas été visible sur la Grande Boucle ? C’est vrai qu’il a un peu d’âge. Je sais que Nacer Bouhanni, en fin de contrat, pourrait venir. On s’est concentré sur les grimpeurs pour épauler Warren (Barguil). Maintenant, l’équipe va regarder pour les sprinteurs.


Comment analysez-vous votre propre Tour de France ? C’est très dur. J’avais une bonne condition je pense, pour pouvoir bien épauler mes leaders. Ils étaient contents du travail que j’ai fait donc à partir de ce moment-là, j’étais content de cela. Je n’avais pas d’ambitions personnelles pré-définies, en disant « j’espère prendre des échappées ». C’est triste mais on sait presque à l’avance, pour les échappées, lesquelles vont au bout, et lesquelles n’y vont pas.


Donc là votre saison est terminée, vous vous entraînez tout seul dans les montagnes bourbonnaises. J’ai encore un mois de saison mais entre les courses, je reviens sur Montluçon. Après les courses, on revient chacun chez soi.


Vous avez 34 ans, ambitionnez-vous d’autres courses mythiques (grands tours ou classiques) pour la fin de votre carrière ? Je ne referai plus le Tour de France. Après, peut-être que l’année prochaine, avec l’arrivée de Quintana, on fera la Vuelta (Tour d’Espagne, N.D.L.R.). Je ne l’ai jamais fait donc pourquoi pas aller sur un autre grand tour. Et si je resigne un an, ce sera certainement ma dernière année en plus donc ça serait bien pour finir.


Avez-vous déjà pensé à votre après-carrière ? Et avez-vous une idée de ce que vous voudriez faire ? Non, j’ai un an pour y penser. C’est compliqué parce qu’on a un rythme de vie vachement particulier. On n’a pas d’horaires. Quand je suis là, je suis mon propre patron. C’est à moi de me faire violence pour aller rouler. Moi, je ne connais pas la routine de se lever, métro, boulot, dodo, c’est bien loin de ce que je peux vivre. On a des choses qui s’installent à l’année : les stages en hiver qui reviennent. On a ce besoin d’adrénaline aussi des courses, qui fait que c’est compliqué. Dans quoi se reconvertir pour avoir un même style de vie, c’est plus compliqué.


Ewen Gavet

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