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  • Emilien Decelle

Fin de l’élevage intensif : l’occasion manquée des députés


Des cochons entassés dans un abattoir ©L214

Le 07 octobre dernier, l'association L214 a révélé un nouveau scandale lié aux conditions de vies des animaux, cette fois dans un abattoir situé en Auvergne. Cette publication vise à attirer l'attention des députés qui devaient voter ou non la sortie de l'élevage intensif et de l'élevage en cage.

L214 Ethique & Animaux, luttant pour la cause des animaux utilisés dans la production alimentaire, rend une nouvelle fois compte de la réalité dans les abattoirs, grâce à une enquête menée au mois de juillet, et publiée récemment. Elle montre les conditions désastreuses dans lesquelles vivent plus de 6 000 cochons. L’élevage situé dans l’Allier avait eu le feu vert de la préfecture pour les contenir tous en simultané.

L214 appelle les députés à agir. À la suite de publications de nombreuses enquêtes semblables à celle-ci, l’Assemblée Nationale s'est penché jeudi 08 octobre sur la proposition de loi du groupe Ecologie Démocratie et Solidarité (EDS), présidé par Cédric Villani.

D’après un sondage réalisé par L214, 89% des français considèrent la cause animale comme importante, et 88% sont contre l’élevage intensif. Les enquêtes réalisés sur ce sujet confirment ces chiffres. Le vote d’une loi pouvant mettre fin à des pratiques comme l’élevage intensif et l’élevage en cage devient une priorité. En plus de cela, la cause animale est médiatisée par l’intermédiaire de personnalités publiques, qui ont réagi en masse à ces investigations menées par l’association.



Les députés jouent la montre


Le 8 octobre avait lieu le rendez-vous de l’Assemblée Nationale concernant la condition animale, afin de voter les lois sur la maltraitance animale, proposées par Cédric Villani. Mais, manque de temps oblige, les députés ne sont pas parvenus à aller jusqu’au vote de ces lois. Ce débat jugé essentiel par le président d’Ecologie Démocratie et Solidarité n’a pas pu être clos comme il l’avait prévu. La séance devant impérativement être levée à minuit, il ne restait aux députés que la fin de soirée, et pas une minute de plus, pour débattre de ce sujet. Affaire à suivre pour les partisans du bien-être animal souhaitant l’arrêt de l’élevage intensif et de la mise en captivité des animaux destinés à l’abattage.

Emilien Decelle


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