ICJ23791418 Et si les chevaux murmuraient à l’oreille de l’homme ?
  • Lola Inial

Et si les chevaux murmuraient à l’oreille de l’homme ?



Dépressif, tétraplégique, claustrophobe… qu’il s’agisse d’un trouble physique ou psychique les médicaments ne sont pas toujours la solution la plus adaptée. Il existe différentes manières de guérir et évidemment il nous faut trouver lesquelles en fonction des problèmes rencontrés.


L'équithérapie montre de vrais résultats.

Depuis maintenant quelques années de plus en plus de personnes se sont intéressées à cette nouvelle méthode médicale. Mais comment un cheval peut guérir une personne dépressive ou encore aider une personne à mobilité réduite ? Karine Chazal, monitrice dans un centre équestre en Haute Vienne et titulaire d’un BFEEH (Brevet Fédéral d’Encadrement Equi Handi) explique : « C’est l’extrême sensibilité des chevaux qui leur permet d’être empathiques, ils réagissent à une attitude, une contraction [etc…] leur langage étant corporel, c’est naturel pour eux. »

Être sceptique reste tout de même possible comme pour la médecine originelle. Alors, cela fonctionne-t-il réellement ?

En effet l’équithérapie n’est pas forcément le premier choix, cependant cette médecine s’adapte facilement : « Elle fonctionne sur beaucoup de troubles, les raisons sont aussi diverses que ces derniers : contact apaisant avec l’animal, réactions sans ‘’filtres’’ dudit animal, sensation de portage sur son dos. L'activité développe aussi une amélioration motrice et de coordination pour les personnes en handicap. »


Au cœur d’une pratique


L’équitation est un sport qui demande une capacité physique évidente. Un soucis se pose: comment une personne en situation de handicap moteur peut être aidée par de l’équithérapie ? Ce n’est pas seulement une question de capacité physique dans ce cas. Comme souvent démontré par les médecins et les scientifiques, des blessures physiques peuvent souvent guérir si l’esprit le veut. L’équithérapie par son principe de lien entre le cheval et l’homme peut guérir des problèmes psychosomatiques qui sont parfois la cause de blessures physiques. Malgré tout, les limites d’une telle méthode existent, il faut alors être en mesure de réagir face à un trouble. C’est pour cela qu’au centre équestre des Seychas à Aixe S/Vienne ils « n’ont pas de spécialisation et accueillent tout type de handicaps, à partir du moment où ils se sentent en capacité d’apporter quelque chose à la personne. ». « Nos cours sont très individualisés, ce qui ne nous empêche pas de faire des inclusions dans des cours ‘’valides’’ ou des séances en groupe. »

C’est donc une question de situation, il faut s’adapter à chaque personne pour l’aider au mieux. Ainsi Karine et son collègue moniteur et titulaire du BFEEH ne font de l’équithérapie que « lorsqu’[ils sont] en binôme avec un soignant (médecin, éducateur, psychomotricien …) ».


Les « patients » de l’équithérapie arrivent-ils à s’adapter ?


Une personne tétraplégique, à la suite d’un accident par exemple comme Amberley Snyder, peut facilement être démotivée si les progrès ne sont pas rapides. Ou encore, une personne atteinte de troubles plus ou moins graves peut avoir des gestes brusques. Ayant connaissance de l’impact psychologique de ces problèmes physiques ou psychiques sur les personnes, sauront-elles s’adapter ?

Karine Chazal répond : « Chaque cas est différent, mais jusqu’à présent, nous n’avons pas rencontré de personnes qui ne s’adaptent pas du tout. Celles pour qui le contact est compliqué ou qui ont des gestes désordonnés vont être accompagnées pour un travail spécifique, et nous avons toujours vu des améliorations ou tout au moins du plaisir. La seule limite est la violence qui peut mener à ne pas sortir ces personnes. »


Lola Inial


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