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Des serviettes hygiéniques gratuites pour lutter contre la précarité


Des serviettes hygiéniques gratuites, voilà le projet mis en place par le club Agora Vichy, depuis septembre 2020, dans certains établissements comme le pôle Lardy (Vichy). Ces protections périodiques sont gratuites et à disposition des femmes en situation de précarité.

Distributeur du pôle Lardy. Trois types de serviettes triées par marques et par flux.

L’association du Club Agora Vichy 67 est à l’initiative de ce projet, lancé en Octobre 2019.

Une collecte a été organisé les 4 et 5 septembre 2020, l’association s’est rendue dans deux supermarchés (Carrefour et Cora) afin de récolter des serviettes hygiéniques offertes par des clients. Des récoltes de fonds ont également été mises en place, « La récolte a très bien marché » témoigne Nadine Lachard, présidente du Club Agora. L’association a alors pu mettre à disposition des protections périodiques gratuites. C’est entre 15 000 et 20 000 serviettes qui ont déjà été récoltées.



Un réel fléau


Des serviettes pour toutes, et surtout pour celles qui en ont besoin. Le but même de ce distributeur, au-delà de fournir gratuitement des serviettes hygiéniques, est de lutter contre la précarité de certaines jeunes femmes. Pour la présidente de l’association : « la précarité menstruelle est un réel problème, c’est le 3e fléau en France ».

C’est en effet 1,7 millions de femmes qui souffrent d’un manque de protection hygiénique.

Une femme, en France, tout au long de sa vie, réserve un budget de 20 000€ (selon un sondage de l’Ifop) à l’achat de produits hygiéniques.


Le distributeur du pôle Lardy est un premier essai. Mais il est clair que pour cette association, ce distributeur n’est que le premier d’une longue lignée. Elle vise d’autres établissements comme le collège Valérie Larbaud, le collège Albert Londres mais aussi la mission local et le Point Information Jeunesse de Vichy (PIJ). L'association espère pouvoir mettre en place d'autres distributeurs d'ici le mois de décembre. Mais elle veut faire les choses correctement, et pour la présidente il est importer d’« identifier les besoins ». Un cahier est laissé à disposition pour que des étudiantes puissent noter des remarques ou des idées afin d’améliorer ce dispositif test. Pour l’instant, on peut lire de nombreux remerciements et peu de réclamations si ce n’est une demande sur les tampons. C’est une idée envisageable pour Nadine Lachard, qui veut avant tout être à l’écoute de ces femmes dans le besoin.


Camille Huguenot

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