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Biathlon Masculin : une nouvelle saison riche en rebondissements


L’exaltation des six biathlètes français avec les deux entraîneurs de l’équipe de France après avoir remporté les championnats du Monde d’Antholz le 22 février dernier. (Source : photo Facebook de l’Equipe de France de biathlon)

Sans Martin Fourcade, l’équipe de France masculine devra faire face aux redoutables norvégiens. Fragilisée par la reprise de l’épidémie de la Covid-19, cette saison 2020-2021 s’annonce particulière.


La Coupe du monde de biathlon débutera le 28 novembre prochain à Kontiolahti en Finlande, et se terminera, normalement, le 21 mars 2021 sur le circuit d’Oslo, en Norvège. Bousculée par la Covid-19, l’Union Internationale de biathlon (IBU) a déjà dû modifier le calendrier de la Coupe du monde 2021. Elle a annoncé l’annulation de trois étapes : celles d’Östersund (Suède), du Grand-Bornand (France) et de Ruhpolding (Allemagne). Vincent Vittoz, entraîneur de l’équipe de France masculine de biathlon, a fait part de son amertume : « le fait que l’étape du Grand-Bornand ait été annulée change la donne. On avait à cœur de bien attaquer mais on pensait beaucoup à ce week-end à domicile ». En échange, l’IBU a préféré rassembler les quatre premières étapes sur deux lieux : Kontiolahti et Hochfilzen, pour limiter au maximum les flux de biathlètes.

Les sites où se dérouleront les différentes étapes de la saison 2020-2021. (wikipedia)

À la plus grande déception des supporters, les étapes d’Hochfilzen, d’Oberhof et d’Antholz se tiendront à huis-clos. Une atmosphère silencieuse et triste pour tous les organisateurs et les biathlètes qui ont déjà subi l’absence de public la fin de saison dernière. Quentin Fillon-Maillet, troisième biathlète au classement général de la Coupe du monde 2020, confesse son désenchantement : « j’ai vraiment senti depuis quelques années tout l’engouement qu’il y a pour le biathlon. C’est dommage de ne pas partager ça avec le public ». Pour l’instant, la première étape de la saison a prévu une jauge réduite de supporters. Méfiante et incertaine, l’IBU a révélé qu’elle pouvait, à tout moment, faire machine arrière sur cette décision...



Un duel franco-norvégien à surveiller


Avec 4 français dans les 10 premiers du classement général de la Coupe du monde 2020, la France fait peur aux autres nations. La relève de Martin Fourcade est assurée : Quentin Fillon Maillet, Simon Desthieux, Émilien Jacquelin, Fabien Claude et Antonin Guigonnat vont tout faire pour briller. Néanmoins, la France n’est pas la seule à dominer ce sport : la Norvège lui tient tête. Depuis des années, cette saine rivalité anime chaque saison, balayant la concurrence adverse. Les allemands, les russes et les suédois sont de plus en plus dans la course. Émilien Jacquelin, champion du monde de la poursuite l’hiver dernier, a évoqué cette bataille sur La Chaîne l’Équipe : « on est une grande famille et il y a une grande rivalité entre nous, mais on se respecte mutuellement ». Johannes Thingnes Boe, vainqueur des deux derniers gros globes de cristal, est enthousiaste : « j'espère que je pourrais faire de belles batailles avec les autres français ». Ayant des objectifs assez élevés, la France et la Norvège démontrent leur volonté de gagner le plus de podiums possibles. Disposant d’un fort parfum de revanche, les relais semblent être la priorité de ces deux nations, notamment lors des Championnats du monde, qui vont se dérouler à Pokljuka, en février 2021. Diffusée sur La Chaîne l’Équipe, l’intégralité de cette saison, et de cette bataille, s’annonce aussi bien haletante que captivante.


L’arrivée d’un nouveau format


Pour la première fois de son histoire, le super sprint apparaîtra en Coupe du monde. Testé depuis deux ans en IBU Cup, le circuit de l’équipe B mondial, ce nouveau format, fera son entrée lors des finales d’Oslo-Holmenkollen, le 18 mars prochain. Le super sprint est composé de deux phases. La première phase est une phase de qualification sur un circuit de 3km avec un tir couché et un tir debout. Les biathlètes disposent d’une seule balle de pioche, avec un tour de pénalité de 75m en cas de faute supplémentaire. Les 30 meilleurs chronos sont qualifiés pour la deuxième phase. Lors de cette finale, les 30 biathlètes s’élancent en même temps pour effectuer 4 tirs, 2 couchés et 2 debout, sur 5km. Là aussi, il n’y a qu’une seule balle de pioche à disposition sur chaque tir. Cette nouvelle course, qui demande d’être à la fois rapide sur les skis, et précis à la carabine, séduit de nombreux athlètes. Mais qui sera le premier vainqueur du super sprint en IBU ?


Séverine Bouquet


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