ICJ23791418 À la rencontre d'un jeune rappeur de l'ombre
  • clementgaz222

À la rencontre d'un jeune rappeur de l'ombre

"Mature", voici comment s'intitule le projet musical de Darkange dont la sortie est prévu le 1er janvier prochain. Méconnu du grand public, nous l'avons interrogé pour en apprendre plus sur sa vision de la musique et sa personnalité.


La cover de la mixtape "Mature" de Darkange. © Darkange

En tant que jeune artiste, que représente la musique dans votre quotidien ?


La musique c'est avant tout pour moi une affaire d'émotion. Au quotidien, je ne passe pas une journée sans en écouter. Quelque soit l'humeur dans laquelle je suis, écouter de la musique me fait du bien, qu'elle soit mélancolique dans des moments où je ne vais pas très bien ou au contraire joyeuse quand tout va mieux.

Vous faites du rap depuis maintenant quelques années, racontez-nous comment vous avez commencé.


Depuis mon plus jeune âge j'ai toujours adoré écrire, bien que mes textes n'ont pas toujours été « ouf » *Il en rigole*. J'ai réellement commencé à écrire des textes de rap durant mes années de collège et depuis je continue en faisant tout pour m'améliorer.

De quelle façon votre entourage réagit-il face à cela ? Êtes-vous enclin à leur montrer ce que vous faites ?


Mes Parents ? Ils savent que je fais de la musique mais je ne crois pas qu'ils m'écoutent spécialement. D'un autre côté, c'est à mes amis que j'aime faire écouter mes nouveaux sons, un avis extérieur est toujours très utile. Faire du rap c'est avant tout un plaisir personnel mais je n'hésite pas à me servir de leurs conseils. J'aime savoir qu'on puisse s'identifier à ma musique.

Vous vous définissez comme rappeur mais l'on voit dans vos anciens projets que vous n’hésitez pas à chanter et à vous ouvrir musicalement. Selon vous, est-il essentiel de se diversifier ?


Même si je teste de nombreuses choses différentes, je me considère tout de même comme rappeur à la base. Chanter ? Ça me vient naturellement, je ne me pose pas de question. Quand une « instru » m'inspire, j'écris mes paroles et je les interprète de la manière qui me vient à l'esprit. J'aime aussi me dire qu'essayer de nouvelles choses est une manière pour moi de sortir de ma zone de confort. Pour ne pas lasser les gens, c'est aussi une bonne solution.

Par rapport à cela, quelles sont vos principales influences ? Quels artistes vous inspirent en particulier ?


En rap, j'écoute de tout, pour qu'un album me plaise, j'ai surtout besoin qu'il me retransmette des émotions. Un exemple récent, l'album « Enfant Lune » de Gringe, à la fois mélancolique et reflet de la vie de beaucoup d'entre nous. Ses textes sont touchants et c'est cela qui me plaît. Même chose pour le dernier album de Dinos, je me suis pris une claque à chaque son.

De nombreuses personnes qualifient les rappeurs non issus du milieu urbain d'illégitime car ils feraient du rap de « ien-cli » et non du « vrai rap », quel est votre avis là dessus ?


Pour moi le rap, ça a toujours été pour tout le monde. Aujourd'hui on a la chance qu'il y en ait pour tous les styles et tous les goûts. Le terme « ien-cli » n'est pas du tout adapté, une nouvelle vague de rappeur est arrivée et s'est tout simplement imposée en cassant les codes. Un gars comme Nekfeu par exemple, a su être polyvalent dans tous les styles tout en restant crédible. Il n'y a pas de « catégorie » de rap selon moi.

Bien que vous ne soyez qu'en début de carrière, vous n'hésitez pas à enchaîner les collaborations, qu'est-ce que cela vous a apporté ? Pourra-t-on en écouter de nouvelles dans votre prochaine mixtape ?


Au tout début, je travaillais seul. C'est avec le temps que j'ai fait des rencontres et pu faire des collaborations. Pour moi un featuring ce n'est pas juste faire un son ensemble, c'est aussi une rencontre, c'est créateur de lien. Les collaborations de ma prochaine mixtape se sont faites avec des potes : il y aura deux feats avec Skar Sond, un ami de longue date, et deux autres avec Amor, que j'ai rencontré, avec qui j'ai crée des liens récemment grâce à la musique. On a des projets en commun, je peux rien vous dire pour l'instant mais restez branché.

À ce propos, avec quel état d'esprit abordez-vous la sortie de votre mixtape « Mature », le 1er janvier ?


Très bien, je suis satisfait du rendu final. C'est un projet qui m'a demandé énormément de temps pour l'écriture, l'enregistrement et le mixage des sons. On pourra écouter tous types de morceaux, rappés ou chantés, mélancoliques ou joyeux, calmes ou énervés, et même un pour zouker (danser).

Votre projet sera disponible sur toutes les plates-formes de streaming, ça va changer quelque chose ?


Cela pourra peut-être m'apporter de la visibilité. Le streaming est un monde très ouvert que je ne connais pas encore réellement. C'est une sorte d'essai sans prétention.


Comment envisagez-vous l'avenir ? Quels sont vos attentes et vos ambitions dans le « rap game » ?


Vivre de ma musique, cela me plairai tellement. J'ai toujours rappé par envie mais le fait de pouvoir gagner de l'argent grâce à cela me permettrai d'acheter un meilleur matériel, c'est ce qui me manque pour le moment. Dans la vie de tous les jours, je me vois continuer mes études, obtenir mon permis et trouver du travail, ça paraît banal mais ça me conviendrai.


Clément Gazarian


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